Fiche technique : les bougies d'allumage

Benjaminhttp://newsdanciennes.com
Passionné d'automobile ancienne, il a créé News d'Anciennes en 2013 à force de se balader sur les salons sans savoir quoi faire de ses photos. Conducteur occasionnel de Simca 1100 il adore conduire les voitures des autres, dès qu'elles sont un peu plus rapides !

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Si vous avez une voiture à essence alors vous avez sûrement déjà regardé l’état de vos bougies d’allumage. Ces organes du moteur sont aussi courants que simples… Si on y regarde pas de trop près.

Pour la petite histoire, le premier moteur à recevoir des bougies date de 1896, c’est en 1802 cependant qu’apparaissent les bougies telles que nous les connaissons et utilisons, Bosch utilise en effet son brevet de bougies couplées à un magnéto haute tension.

Détaillons maintenant les différentes parties de la bougie :

  • L’embout de connexion, souvent en cuivre est relié à l’allumage. Son extrémité fileté est vissée à un écrou de forme ovale qui permet que l’embout d’allumage ne se désolidarise pas suite aux vibrations du moteur.
  • Les électrodes ont pour but de produire une étincelle en permettant brièvement au courant de passer entre elles. Les électrodes sont recouvertes de métal, comme de l’argent ou du nickel de façon à éviter la fusion et une température trop haute de la bougie.
  • L’isolateur est un isolant électrique. Il est placé entre l’électrode et le corps de la bougie, la différence de potentielle à cet endroit est de l’ordre de 20KV en moyenne, et sans lui des arcs électriques se créeraient également à d’autres endroits qu’aux électrodes de masse. De plus cet isolateur doit être de bonne résistivité pour éviter que le courant ne passe le long de sa surface. La résistance mécanique doit également être bonne afin que la bougie de ne se fendille pas. Les isolants sont généralement la stéatite, la sillimanite d’allumine et la mullite. Par dessus est apposée une couche de céramique frittée.
  • L’étanchéité entre l’électrode et l’isolateur est obtenue par une poudre sèche spéciale pour résister aux nombreuses contraintes. Celle entre le culot et l’écrou est réalisée par un joint.
  • Le culot est en acier, avec un petit peu de soufre ou de manganèse. Il est poinçonné à froid.

Maintenant on va détailler, le plus important, le fonctionnement de la bougie en elle-même. La bougie est présente dans le moteur pour fournir l’étincelle. Elle correspond à la formation d’un arc électrique, un canal conducteur de molécules ionisées. Le phénomène possède une tension de 10.000 volts pour un taux de compression de 10 et dure 1 nanoseconde. Elle s’arrête lorsque toute l’énergie de la bobine est dissipée.

La bougie doit aussi évacuer la chaleur. Ceci pour éviter qu’un point chaud dans le cylindre ne fasse s’auto-allumer le mélange. La plupart de la chaleur est évacuée via le filetage qui transmet de ce fait la chaleur à la culasse.

Attention, la bougie peut être source de mauvais fonctionnement dans le moteur. Il faut déjà, la relier au bon fil afin qu’elle fonctionne au bon moment. Ensuite, la bougie a tendance à s’encrasser, ce qui réduit la force de l’étincelle. Elle peut même être rendue totalement inerte lorsque les dépôts de calamine comble l’espace entre les électrodes.

Les conseils :

Démonter et vérifier ses bougies régulièrement, par exemple lorsque vous faites les niveaux.

Ne pas hésiter à changer les bougies.

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