Le Mastrou : le défi quotidien du chemin de fer d’Antan

Paul Guy
Paul aime passer son temps à courir après les véhicules anciens. Au sens large puisque les autos côtoient les trains et les avions ! Il a rejoint l'équipe à l'été 2018.

À la une sur News d'Anciennes

Essai 318IS e30 : Partir en retard pour arriver… en retard

Autant on s’est pas mal baladé en e30 au fil des années, autant on ne vous en a jamais vraiment proposé un...

Connaissez vous l’Ardèche ? Outre ses montagnes garnies de forêts et sa spécialité locale : la chataîgne, elle héberge un trésor des véhicules anciens. C’est un chemin de fer touristique, le Mastrou.

Un peu d’histoire

Initialement créé en 1891, cette ligne à voie métrique (par opposition à l’écartement normal de 1435 mm) avait pour ambition de courir sur près de 200 kms les vallées du Rhône et de la Loire.

Elle convoyait à la fois des voyageurs et des marchandises. Si initialement les convois étaient remorqués par des locomotives à vapeur de type Mallet (à deux bogies moteurs, dont un articulé permettant de s’inscrire dans les sinuosités de la ligne) elle termina son exploitation à l’aide d’autorails diesel Billard.
Las, en 1968, la concurrence grandissante de l’automobile sonne le glas de la jolie ligne serpentant dans les gorges du Doux.

Le Mastrou aujourd’hui

C’était sans compter sans la volonté d’une poignée de ferroviphiles ardéchois qui souhaita sauvegarder la ligne sur sa section initiale Tournon sur Rhone – Lamastre. Dès 1969 des trains historiques y circulent.
Après bien des vicissitudes et même un arrêt d’exploitation à l’aube des années 2000, l’exploitation reprit d’abord modestement avec des vélorails puis aujourd’hui avec les machines historiques du réseau.

Afin d’éviter des tracas administratifs et financiers avec la SNCF, le trajet ne démarre plus à Tournon sur Rhône mais à St Jean de Muzols dans une gare toute nouvellement créé pour l’occasion.

Deux trains circulent durant la belle saison : le train des gorges qui parcourent la moitié des 30 kms de la ligne subsistante, et le Mastrou qui monte en 1h30 jusqu’à Lamastre.

Si la ligne s’arrête à Lamastre ou la voie a été déferrée et est devenue une artère verte empruntée par les promeneurs et les cyclistes, il est à noter qu’une deuxième section gérée par une association circule à l’autre bout de la ligne sur le plateau ardèchois entre Dunières et St Agrève, les voies ferrées du Velay, mais nous aurons l’occasion d’en reparler.

Les observateurs cinéphiles auront eu l’occasion de voir maintes fois le chemin de fer du Vivarais que ce soit dans « les enfants du marais » avec Jacques Gamblin ou Jacques Villeret, ou plus récemment dans Knock avec Omar Sy.

Alors si un voyage en nostalgie vous tente, n’hésitez pas courrez emprunter le Mastrou en Ardèche.

Pour en savoir plus, cliquez ici.

- Advertisement -

Sur le même thème

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Nos derniers articles

Au volant d’une Renault 5, un plaisir simple

Une Turbo ? Non. Une R5 Alpine Turbo alors ? Non plus. Pourquoi la Renault 5 devrait-elle être sportive pour être intéressante....

Nos Anciennes Abandonnées : une R8… ou ce qu’il en reste

Cette fois ce n'est pas Antoine qui nous présente une ancienne abandonnée (les autres épisodes sont par ici). C'est Mathieu qui nous...

Au volant d’une Eden Roc, petit plaisir

Conduire un cabriolet italien, on l'a déjà fait. Mais les Alfa Spider, c'est tellement courant. Alors on va faire plus original. Plus...

Au volant d’une Daf 44, incomparable !

Dernier essai du jour. J'ai le choix. Soit l'AC Bristol, soit une auto qui m'intringue depuis longtemps. J'ai déjà tâté de l'AC...