Le Haut de Gamme du Losange : la Renault Frégate

Benjaminhttp://newsdanciennes.com
Passionné d'automobile ancienne, il a créé News d'Anciennes en 2013 à force de se balader sur les salons sans savoir quoi faire de ses photos. Conducteur occasionnel de Simca 1100 il adore conduire les voitures des autres, dès qu'elles sont un peu plus rapides !

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La Renault Frégate a été une des dernières tentatives du losange pour fabriquer une auto réellement haut de gamme. Sa carrière n’a pas été le succès escompté, on vous la raconte.

La Naissance de Renault Frégate

Au sortir de la seconde guerre mondiale, Renault relance la production des Juvaquatre. Parallèlement la marque étudie de nouveaux modèles, dont la 4cv qui est lancée avec le succès qu’on lui connaît.

Mais Renault veut aussi s’attaquer à une référence de la production d’alors : la Citroën Traction. Après avoir étudié un projet appelé 108 à la fin des années 40, Renault étudie une autre voiture, dont le moteur est cette fois-ci placé à l’avant.

C’est ainsi que naît la Renault Frégate, d’abord présentée fin Novembre 1950 avant d’être lancée officiellement au salon de l’automobile en 1951. Le modèle mise sur le confort en adoptant 4 roues indépendantes. Le moteur (type 668) est un 1996 cm³ (85×88) développant 60ch. La voiture est handicapée par ce moteur car le poids total (1230kg) la rend particulièrement pataude.

Entre son lancement et 1955 la Frégate évolue par petites touches et gagne une version dépouillée appelée « Affaire ». Elle ne compte pas d’allume-cigare, de radio, le choix de peintures est plus faible et les chromes moins nombreux.

On note aussi la fabrication de modèles Coupés et Cabriolet dont on parle ici.

L’étendard à la rescousse

En 1955, Renault introduit un nouveau moteur. Il cube 2141 cm³ (88×88) et permet dans un premier temps de développer 77ch. Il est aussi greffé sur la Colorale. Le moteur permet à la voiture de gagner en performance. Deux modèles sont aussi lancés, la « Grand Pavois », une version plus luxueuse ainsi qu’un break nommé « Domaine ».

En 1956 la Frégate est restylée. Elle abandonne sa calandre à barres pour une de forme ovale, plus moderne et élégante !

En 1957, une nouvelle boîte arrive, dont tous les rapports sont synchronisés.

C’est de nouveau du côté de la transmission que l’année 1958 apporte une nouveauté. C’est la transmission Transfluide. C’est une boîte semi-automatique à convertisseur de couple. Pour compenser les pertes du dispositif, le moteur passe à 80ch.

En 1959, la voiture se voit doter d’une version grand luxe du break, la « Manoir ».

Les ventes ne vont pas décoller pour autant et la production cesse en 1960 après 180.463 modèles produits. La concurrence de la DS19 sera un grand tort de la Frégate dont le contenu technologique est très loin de la Citroën.

La voiture ne sera pas non plus remplacée, il faudra attendre les Renault 20 et 30 pour trouver une vraie remplaçante, la Rambler étant bien sûr à part.

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